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Granada, Malaga et Jaén

dimanche 4 juin 2006, par Mentom

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Al-Andalus

L’Andalousie est l’une des dix-sept communautés autonomes d’Espagne ; elle se trouve au sud de la péninsule ibérique. A Tarifa, la ville située le plus au sud, seulement 14 km séparent l’Europe et l’Afrique.

Histoire

Les Ibères, les Celtes et les Tartessiens étaient présents en Andalousie avant l’arrivée des Phéniciens, Grecs, Carthaginois et des Romains. La religion chrétienne arriva au IVe siècle. L’Andalousie est désignée par les musulmans berbères et arabes : al-Andalus.

Les arabes envahirent l’Andalousie en 711 lorsque Tariq ibn Ziyad traversa le détroit de Gibraltar. En 929 l’émir omeyyade de Cordoue prend le titre de calife, en concurrence avec le calife de Bagdad. Mais le royaume de Cordoue ne tarde pas à se fragmenter en une trentaine de petits royaumes, les taïfas. C’est ainsi que régnèrent les Abbadides à Séville de 1023 à 1091. L’avancée chrétienne est cependant arrêtée par l’arrivée de renforts du Maghreb, les Almoravides qui ne tardent pas à annexer les terres musulmanes d’Espagne à leur empire. En 1140 ils sont à leur tour remplacés par les Almohades.

Boabdil l’Infortuné, dit El Chico, règne sur le Royaume de Grenade et en est le dernier souverain.

Au XVe siècle, l’étendue des territoires soumis à l’Islam en Espagne se réduit de plus en plus et Grenade reste l’un des derniers bastions que les Rois Catholiques aimeraient conquérir. Une intrigue amoureuse au sérail du roi de Grenade facilite leur tâche. Le roi Abû al-Hassan Ali (1464-1482) s’est en effet épris d’une belle chrétienne, Zoraya, et il envisage de répudier la reine Aicha, dont il a eu un fils, Boabdil. Aicha s’enfuit avec son fils, détrône son mari et le remplace par Boabdil, le Petit Roi « el Rey Chico ». Les grandes familles maures prennent parti pour ou contre celui-ci. De leur côté, les Espagnols attisent ces rivalités qui les servent.

Ferdinand met le siège devant Grenade au printemps 1491. En dépit d’une résistance courageuse, le 2 janvier 1492, les Rois Catholiques sont maîtres de Grenade et Boabdil leur remet les clés de l’Alhambra, la forteresse rouge, laissant sa ville aux mains de ses adversaires et ses palais intacts, moyennant un traité de capitulation qui garantit les droits des habitants : ceux-ci peuvent rester en conservant leur religion, leurs autorités juridico-religieuses et leurs biens.

Cépendant, dès la chute de Grenade, sont promulguées les lois sur la pureté du sang, puis imposant la foi catholique à l’ensemble du royaume, les Rois Catholiques prononcent l’expulsion des juifs non convertis d’Espagne. Les musulmans non convertis seront expulsés dix ans plus tard, en 1502. Ne restent alors en Espagne que de nouveaux convertis appelés les Morisques. Ceux-ci seront définitivement expulsés, un siècle plus tard en 1609.

Granada

L’Alhambra de Grenade est un des monuments majeurs de l’architecture islamique. Le nom vient de l’arabe, Qalat al Hamra c’est-à-dire « le château rouge ». Après le règne des Nasrides, malgré le désir des Rois Catholiques d’effacer les traces de l’Islam des territoires entièrement reconquis par les chrétiens après la chute de Grenade en 1492, le palais mauresque était tellement superbe qu’il fut épargné et servit de résidence royale lorsque la cour passait à Grenade. Le Generalife était le palais d’été des princes Nasrides. Ils venaient s’y rafraichir dans les ombrages, près des bassins d’eau. Le Generalife est situé hors des murs d’enceinte, sur l’autre versant du plateau principal.Le nom est un dérivé de l’arabe jenat el khalif, le "jardin du calife". Le Palais des Nasrides peut être divisé en trois zones indépendantes : le Mexuar, qui correspond à la partie semi-publique du palais ou selamlik, où avait lieu l’administration de justice et les affaires d’Etat ; le Palais de Comares (Palacio de Comares), qui était la résidence officielle du roi ; et le Palais des Lions (Patio de los Leones), qui était la zone privée du palais. Le patio de los Leones. Au centre de cette cour se trouve une fontaine soutenue par 12 lions en marbre blanc autour de laquelle sont disposés des pavillons et des arcades portées par des colonnes. Les lions crachent de l’eau qui se déverse dans quatre canaux différents qui symbolisent les quatre fleuves du paradis : du lait, du miel, du vin, et de l’eau. Les omniprésents "Allah est grand. Il n’y a d’autre dieu qu’Allah et Mohamet est son Prophète. Il n’y a de force qu’en Allah". Alhambra by night. La seule photo réussie sans trépied.

Jaén

Pour beaucoup de voyageurs Jaén a été un lieu de passage. Son nom "Jaén" vient de l’arabe "Xauen" qui signifie "passage de caravanes". Cette ville selon ses habitants a été injustement oubliée au profit des villes plus importantes comme Cordoue, Grenade ou Séville. C’est en haut du château Santa Catalina qu’on découvre le mieux Jaén. La ville reste très marquée par l’urbanisme médiéval : placettes et ruelles au tracé irrégulier s’adaptant au caractère fortement pentu du site déterminent l’aspect du centre historique. Les murailles datent du IXème Siècle. Depuis cette forteresse, édifiée par les Musulmans, on pouvait contrôler une grande partie de la campagne, des montagnes et des vallées les plus proches. Le chateau a été occupé puis partiellement détruit par les troupes napoléoniennes lors de leur retraite. Jaén est le plus grand producteur mondial de l’huile d’olive. La ville avec sa cathédrale et les oliveraies à perte de vue.

Malaga

La capitale de Malaga fait son entrée dans l’histoire à l’arrivée sur ses côtes de navigateurs phéniciens. Il existait peut être déjà un village ibère.

Les Phéniciens fondent la colonie Malaka au VIIIe siècle à l’embouchure du fleuve Guadalhorce. Ces commerçants se lancent alors à la recherche des richesses naturelles de la région.

Aujourd’hui, cette vaste agglomération toute blanche est dominée par le Gibralfaro, la « colline du phare », couronné de murailles du XIVe siècle. La situation de Málaga, face à la côte marocaine et au débouché des voies terrestres descendant des hautes terres de Grenade et du Guadalquivir, en a fait la principale ville du littoral méditerranéen de l’Andalousie. La Plaza de Toros. L’entrée à l’Alcazaba. Deux colonnes de l’époque roumaine réutilisées. La Alcazaba, dont la plus grande partie fut réalisée au XIe siècle, était le palais forteresse des gouvernants musulmans de la ville. Elle se dresse sur une colline tout en s’adaptant à sa topographie. Elle est constituée de deux enceintes fortifiées. L’inférieure - qui entoure complètement l’enceinte supérieure - est un grand espace s’adaptant à la topographie de la colline. La supérieure, le Gibralfaro, également très adaptée à la forme de la colline, est bien défendue sur les deux flancs. Elle abrite le Palais. La Cathédrale s’érige sur l’ancien emplacement de la Mosquée - Alhama, existant pendant les huit siècles d’occupation musulmane. Sa construction commenca pendant la première moitié du XVIe siècle et dura tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles. C’est un oeuvre inachevé : il manquent de finitions sur la façade principale et la tour sud ; avec le temps, ceci a donné à ce temple un aspect singulier très caractéristique d’où le fait qu’elle soit populairement connue sous le nom de la "La Manquita".

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