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Les 24 heures du Mans en roller - 2006

vendredi 21 juillet 2006, par Mentom

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Les 24 heures du Mans

Depuis quelques années, le circuit Bugatti du Mans accueille après les Audi et les motos une course d’un autre genre : les "24 Heures du Mans en Roller". Le principe est simple : des équipes composées de jusqu’à 10 personnes (il y a des perturbés qui font ca tout seul !) se relaient pour tenter de faire le maximum de tours de circuit (un tour = environ 4km) en roller pendant 24 heures. Cette année, environ 600 équipes se sont affrontées les 1 et 2 juillet. Les Nice People y sont allés...

Avant l’histoire

En profitant d’une place vacante de l’association Rollers & Coquillages, les Nices ce sont lancés dans cette aventure. L’inscription au 24 heures du Mans rollers est ouverte à toute personne de 16 ans et plus, sachant faire du roller correctement, c’est à dire tourner et freiner (même si on freine jamais). L’inscription est de 500 euros par équipe, plus le transport, le camping et de quoi manger, c’est pas donné !

Samedi - 10 heures. Les derniers Nices débarquent sur le camping, quasimment toutes les équipes sont ici, c’est plein, c’est coloré et c’est international : allemands, anglais, tcheques, polonais, ...

On snobe la rando obligatoire et on préfère dresser les tentes et manger un peu de melon, histoire de ne pas faire comme tout le monde.

Distribution des T-Shirts, des dossards et des puces éléctroniques, petit atelier d’épingles à nourrices. Très "pratique", il n’y a que deux puces, ce qui fait que pendant la course il faut pas oublier de remettre la puce à son co-équipier. Nous, on oublie bien sûr... histoire de ne pas faire comme tout le monde aussi.

Samedi - midi.

On part pour un tour de espionnage au "village", pour découvrir le circuit depuis les tribunes. Pour l’instant il n’y a pas grand monde. Les zones bleues delimitées sont là pour le relayeur qui attend son co-équipier.

Samedi - 13 heures

C’est l’ouverture des boxes et des tentes. Toutes les équipes peuvent s’installer dans une tente qui leur a été attribué. L’espace est assez réduit, et tous les boxes ne donnent pas sur la piste, mais il reste assez d’espace pour installer deux ou trois matelas, la bouffe et le matériel. Les garcons montent la garde et les filles font du stretching.

Samedi - 14 heures.

Qualifications pour déterminer l’ordre des concurrents au départ, histoire de gratter 3 secondes ... sur 24 heures. Il s’agit d’un "sprint" sur 300 mètres sur une ligne droite. C’est Gilles qui ouvre le bal avec une performance très présentable qui souligne nos ambitions sur le podium.

Samedi - 16 heures.

Pan - départ ! Il s’effectue au premier regard un peu bizarrement - coureurs en chaussettes d’un côté de la piste, les rollers de l’autre côté. Mince, on s’est pas entrainé à chausser des rollers en 3 secondes ! En realité ce départ permet que toutes les équipes ne partent pas au même temps, ca évite les bouchons et les claxons inutiles. Qu’est-ce qui se passe si on chausse les rollers de quelqu’un d’autre ? C’est Pierrick qui va commencer et effectuer deux tours de circuit, tandis que les neuf autres sont scotchés sur le chronomètre - on ne connait pas encore nos "performances" individuelles. Et ensuite c’est parti pour tous ! Le tout premier tour était le plus dur, ne connaissant pas le parcours, je suis allé à fond et en arrivant j’ai tellement craché les poumons que je me suis dit que ca va être mon dernier au même temps !

Le circuit commence par une grande montée (surtout pas se griller la-dessus !) ; mais après c’est le bonheur : suivi par une descente assez importante et après des longues droites légèrement en pente. Seulement à la fin il faut encore monter environ 300m en passant devant les tribunes.

Le revetement du parcours est parfait, juste légèrement déterioré dans la montée, mais à part ca ; ca roule (presque) tout seul.

Au passage, 24 heures sont 1440 minutes, ou 86400 secondes, on avait le temps de le calculer !

Samedi - 19 heures Chacun decouvre le circuit, "son" temps et ses objectifs. La routine s’installe : rouler, chronométrer, reposer, se balader un peu dans le village. Les meilleures performances commencent à tomber. Ca rigole encore ! Gael en train de mater les rollers ( ?) de la concurrence... Nathalie attend son tour. Thierry passe facilement en tête.

Samedi - 22 heures. Peut être un des meilleurs moments de la course : on n’est pas encore trop fatigué (quoique on commence à lorgner la montre pour compter le temps jusqu’au repos), il fait plus très chaud... Je decouvre l’avantage mutuel que présente de rouler derrière le dos d’un(e) coureur(se) - il protège du vent, et en remerciement on le pousse... pratique !

Ca occupe aussi (on se concentre sur les mouvements de l’autre) et parfois ca discute un peu. Vue du camping. Notre coach Daniel : encouragements, chronomètrage, ravitaillement... il est trop fort !

Dimanche - Minuit. On a pu suivre (en morceaux) le match en squattant des boxes équipées d’une télé : la France vient de gagner 1-0 contre le Brésil : une ambiance de folie regne sur le parcours après le coup de sifflet final ! La tricolore fait un tour d’honneur sur le parcours... Ca y est je suis en pause ! Il était temps... on commence à être bien fatigué. Quasimment tout le monde va se coucher, restent plus que trois Nices pour être relayés d’ici trois heures. Retour au camping et recherche d’une place libre dans une tente (pas facile !). Les vrais hommes restent jusqu`au bout ! Thierry réussit le scoop de la nuit - ici bien réglementaire en pause avec le casque, il l’oublie sur le parcours. C’est carton rouge direct et élimination de la course !

Dimanche - 5 heures. Reveil difficile si on peut parler de sommeil. Pour ma part, j’ai juste somnolé. Au passage au village, on prend un café et un petit dejeuner ; ca nous remotive un peu. Il faut être bien atteint quand même pour se lever à 5 heures du matin pour faire du roller... On commence nos tours à trois. Le temps passe plus vite que prévu, après le premier tour à froid la machine démarre ! En roule au lever du soleil, c’est beau ! Et surtout, il fait pas encore chaud. J’essaie d’imiter une position pseudo aero-dynamique... moi qui croyait avoir le nez à 10 cm de mes rollers :)

Dimanche - 8 heures.

On attend la releve avec impatience ! Le drame : ils débarquent et ils "n’ont pas encore petit-dejeunés", alors on continue nos tours au quoi ? Petite gestion de crise, on continue à tourner à 6 - ca fait moins mal déjà. Tout le monde est bien fatigué, j’ai commence à avoir l’impression que ca devient n’importe quoi ce qu’on fait ici... Et encore 8 heures à faire !

Dimanche - 12 heures.

Les derniers co-équipiers arrivent. A noter le chapeau élégant de Pierrick - pas une seule zone d’ombre, je commence à comprendre ce que c’est faire une omelette. Gilles va tenter de boire dans trois bouteilles à la fois. Concentration ou craquage ?

Dimanche - Un peu avant 16 heures. On y est presque ! Incroyable, mais on a tenu jusqu’au bout. Je suis presque content de pouvoir faire encore un tour et sentir l’ivresse de la vitesse (c’est ma perception, il y en a qui me depassent à la vitesse d’un bon livreur de pizza). La premiere apparition des Nice People sur un document officiel ! Champagne !!! On rate le podium de quelques places. Demonstration des nouvelles techniques pour gagner du temps. Dernier tour pour Olivier - il appelle le relayeur qui s’est endormi dans le box !

C’est fini ! C’est Gael qui va faire les derniers deux (en realité trois, mais il ne le sait pas encore) tours d’honneur - c’est le plus rapide parmis nous ! Tout le monde est accollé sur les barrieres pour voir la fin ! Un bel exemple de "train" - à noter les jambes de tous les coureurs parfaitement synchronisées. Ils essayent de rattraper Gael sans doute... qui est dejà arrivé, légèrement decoiffé !

Les Nices finissent 241èmes "officieusement", parce que on oublie de temps en temps de remettre la puce électronique et on fait des tours gratos - mais qu’importe le classement !

On pense - plus jamais ca ! Et pourtant, le lendemain on se dit ce n’était pas si mal, et une semaine après on a presque envie de recommencer.

Plus de photos !

http://arofarn.info/arogallerie/index.php ?album=24h_du_Mans_2006 http://ohuang.free.fr/2bgal/login.php ?id_album=4&stat=ok

(Mot de passe demander à Olivier)

http://ohuang.free.fr/medias_24h/

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